Une brève histoire d’Europe Ecologie – Les Verts
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 L’histoire des Verts commence bien avant 1984, date de leur fondation.

 Le mode de développement des pays industrialisés après 1945 va accentuer la prise de conscience des dégâts de la croissance et de la crise écologique. Au sein des associations de défense de l’environnement sortiront les militants qui, dans l’effervescence qui suit 1968, font émerger l’écologie comme sensibilité politique. C’est ainsi que naissent au début des années 1970 le groupe « Survivre » en Alsace » et la filiale française des « Amis de la Terre ». En 1971 les premiers candidats écologistes se présentent aux cantonales en Alsace.

 

1974.1983 les débuts de l’écologie politique

 

Mais la première apparition médiatique des écologistes est la candidature à l’élection présidentielle de 1974 de l’agronome tiers-mondiste René Dumont. Vu à l’époque comme un candidat marginal, ses interventions télévisées (le verre d’eau bu à la télé « tant qu’on peut encore en boire ») vont influencer bien au-delà de ses 1,32% et marquer l’entrée réelle de l’écologie dans le champ politique. C’est « à titre personnel » qu’il dira voter au 2d tour pour François Mitterrand.

René Dumont a été le père de l’écologie politique française il proclamait : « il n’y a de développement soutenable pour la planète que solidaire entre tous les humains femmes et hommes, Sud et Nord ».

 La campagne de Dumont comme le programme du Mouvement écologique montrent que non seulement les écologistes ont 30 ans d’avance en dénonçant le risque de changement climatique et d’épuisement des ressources, mais qu’ils ont dès leur origine un programme généraliste : opposition au pillage du tiers-monde, à l’oppression des femmes, des immigrés, critique du libéralisme, autogestion, tout y est. Les écologistes d’alors sont manifestement loin d’être à droite, mais refusent tout appel à voter pour la gauche et tout désistement, estimant ne pas être « propriétaires de leurs voix », l’électeur étant capable de se déterminer lui-même.

 

Des candidats écologistes réalisent les premières percées aux élections municipales de 1977. Les luttes de terrain constituent l’essentiel de l’action : le LARZAC contre le nucléaire militaire et manifestations contre le nucléaire civil PLOGOFF , FESSENHEIM , MALVILLE.

Aux élections présidentielles et européennes de 1981(Brice Lalonde) les Ecologistes ont un score de 4.4%.

 

Une partie des écologistes ressent le besoin d’une structure pérenne. C’est une minorité qui décide de créer le Mouvement d’Ecologie Politique en 1980 et dans lequel se fond le Mouvement écologique, le président en sera Philippe Lebreton.

 Il ne s’agit plus d’une fédération de groupes, l’adhésion y est individuelle et l’appartenance avec un autre parti politique est proscrite. On y retrouve entre autres, Antoine Waechter, Solange Fernex Jean Brière.

En opposition se crée en juillet 1981 une Confédération écologiste, avec Brice Lalonde et Pierre Radanne, se voulant une structure très souple, regroupant des groupes locaux.

En 1982 des militants lancent un appel pour la création d’un structure unitaire et des discussions sont entamées entre les deux organisations, le MEP se transforme en  « Les Verts-Parti écologiste » et la Confédération écologiste en « Les Verts-Confédération écologiste ».

1984.1988 naissance et consolidation des Verts

Les 28 et 29 janvier 1984 à Clichy les deux organisations s’unissent dans un parti unique, « les Verts », qui porte en sous titre « Confédération écologique-Parti écologiste » pour bien marquer la double nature de la nouvelle organisation, à la fois parti politique et mouvement. L’écologie apparaît comme un troisième courant politique

1988 Antoine Wechter aux élections présidentielles 3.8 %

Les années 1989 1995

Forte poussée des Verts aux élections municipales scores de 9 à 15 %.

Elections européennes le groupe Vert au parlement européen 9 élus 10,6 % des voix liste les Verts Europe Ecologie

1992 une Verte présidente de région Pas de Calais Marie-Christine Blandin Contrairement aux légendes, dans cette période les Verts n’ont jamais cessé de s’investir sur des problèmes autres qu’environnementaux. Ils manifestent contre la guerre du Golfe en 1991 et le mouvement a des débats animés sur le traité de Maastrich. Antoine Waechter et Yves Cochet sont pour le « Oui », Dominique Voynet ou Alain Lipietz pour le « Non », la division est telle que le mouvement ne prendra pas de position.

Mais le ni droite ni gauche qui refuse tout alliance électorale   est contesté par de nombreux militants qui refusent de mettre la droite et la gauche sur le même plan.  Un appel  de Dominique Voynet et Gérard Onesta en 1991 l’appel des Verts au pluriel

A l’issu d’un débat conflictuel en novembre 1993, la motion d’Antoine Waechter est dépassée par celle incarnée par Dominique Voynet, c’est un tournant stratégique, la motion de synthèse de l’AG de Lille recueille 62%, le « ni droite ni gauche » est précisé dans sens qui autorise à passer des alliances électorales avec les partis de gauche.

L’image des Verts dans l’opinion publique est alors celle de chapelles divisées tant par les tensions internes au sein des Verts que par l’existence de Génération écologie et de divers partis nés de ses dissidences ou exclusions. Aux élections européennes, la liste menée par Marie Anne Isler-Beguin en pâtit (moins de 3%), les Verts perdent leurs députés. Le départ d’Antoine Waechter et de ses proches pour fonder le Mouvement Ecologiste Indépendant aggrave cette division.

La nouvelle direction met rapidement en place ses orientations d’union d’une partie de la « gauche de la gauche ». Dominique Voynet est ainsi désignée comme candidate des Verts à la présidentielle de 1995 non seulement par les Verts mais dans un scrutin où participent divers groupes de la mouvance de la gauche alternative. La campagne apparaît souvent peu visible sur les thématiques traditionnelles des Verts et le résultat n’est pas probant pour la nouvelle équipe :3%

Les élections municipales de 1995 marquent aussi un fléchissement du nombre de voix, mais les alliances avec la gauche permettent de renforcer la présence dans les exécutifs. Les Verts participent aux mouvements sociaux de 1995 à la fois sur le terrain et avec leurs élus pour changer le mode de prise de décision

Fin 1995, à l’AG du Mans, la motion de synthèse qui recueille 75% des voix propose d’engager avec la gauche une réflexion sur les conditions d’un accord politique, non pour une simple alternance mais pour une alternative.

 

 

1997-2002

Un accord avec le PS prévoit l’instauration de la proportionnelle, un moratoire sur le nucléaire, l’abandon de quelques grands projets, la suppression des lois Debré sur l’immigration…, des candidatures uniques sur 150 circonscriptions (30 pour les Verts, 100 pour le PS).

 Aux élections législatives anticipées après la dissolution de l’assemblée, les Verts obtiennent 5.12% des voix et auront 6 députés et entrent pour la première fois au gouvernement avec Dominique Voynet ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire

Si les premières années Jospin sont prometteuses (réduction du temps de travail, abandon de Superphénix et du canal Rhin-Rhône…), l’accord de gouvernement n’est vite plus respecté. Si en 2000 l’entrée au gouvernement de Guy Hascoët donne aux Verts un second portefeuille, il n’est plus question de proportionnelle, le soutien du PS manque sur la taxation du gazole, les lois sur la chasse et sur  l’eau, L Jospin manque à ses promesses électorales notamment sur la régularisation des sans papiers. La proportion de Verts qui contestent la participation gouvernementale croît à chaque trahison du contrat de mandature. L’échec de L Jospin à la présidentielle de 2002 sera la sanction de ces renoncements et d’une politique ne répondant pas aux attentes de son électorat.

 Noël Mamère plus de 5% des voix meilleur score pour des présidentielles.

2002-2004

Lors de l’AG de Nantes fin 2002, la motion de synthèse votée estimera que la participation gouvernementale a accru la crédibilité des Verts mais qu’ils n’ont pas su infléchir les choix du gouvernement, « résister aux sirènes du pouvoir et des médias », qu’ils ont laissé se déliter leurs liens avec les mouvements sociaux et pas assez pris leurs distances avec le parti socialiste. Le changement de majorité se fera sur l’affirmation de l’indépendance du mouvement, d’un retour à l’autonomie contractuelle en matière électorale et de la recherche de convergences avec d’autres organisations et associations. Gilles Lemaire remplacera Dominique Voynet au secrétariat national.

2004  bons résultats électoraux dans les régions. En particulier en Rhône-Alpes liste autonome verte 10% contrat de majorité signé et respecté

Fin 2004 l’AG de Reims précise la feuille de route  des Verts pour 2004-2006 (secrétaire national Yann WEHRLING).

2005  lors du référendum sur le  TCE le parti est divisé le vote majoritaire est pour le oui

 

 

En 2004 environ 9000 adhérents dont 2400 élus

 

2006-2008

AG de Bordeaux  une majorité composée de trois sensibilités O2R (ouvrir et rassembler les verts), EEA(Espoir En Acte) et Audaces secrétaire nationale Cécile Duflot

2007 élection présidentielle Dominique Voynet score faible 1.57%

Quelques adhérents connus quittent le navire, mais le bateau ne coule pas.

Elections municipales 2008  bonne stabilisation pour les Verts.

Modification des statuts pour améliorer le fonctionnement.

Les AG ne se tiendront que tous les trois ans.

Journées d’été 2008 à Toulouse  temps fort pour l’écologie politique. Décision d’ouverture pour les élections européennes à des personnalités écologistes (hors autre parti politique)   venant d’ associations …

Vote à l’unanimité au CNIR de septembre 2008  pour cette ouverture.

AG de Bordeaux décembre 2008

2009- Europe Ecologie

Année du rassemblement des écologistes à l’occasion des Européennes. Les candidats aux Européennes le sont sous la bannière Europe-Ecologie qui pour l’occasion a constitué un parti politique qui sera dissous ensuite. La campagne est enthousiasmante et le résultat sera au-delà des espérances.

2 800 000 personnes ont placé un bulletin écolo dans l’urne 16,28 %

14 députés européens

 

Les élus Europe écologie se sont ainsi répartis dans les commissions :

François Alfonsi SE: développement régional, affaires économiques et monétaires et budgets. francois.alfonsi@europarl.europa.eu

Sandrine Bélier E : environnement et affaires constitutionnelles. sandrine.belier@europarl.europa.eu

Malika Benarab-Attou SE : culture et affaires étrangères. malika.benarab-attou@europarl.europa.eu

Jean-Paul Besset C : transports, pêche et développement régional. jean-paul.besset@europarl.europa.eu

José Bové SO : agriculture et commerce international. jose.bove@europarl.europa.eu

Pascal Canfin IDF : affaires économiques et monétaires et marché intérieur. pascal.canfin@europarl.europa.eu

Dany Cohn-Bendit IDF : budgets daniel.cohn-bendit@europarl.europa.eu

Karima Delli IDF : affaires sociales et développement régional. karima.delli@europarl.europa.eu

Hélène Flautre Nord : libertés civiles et affaires étrangères. helene.flautre@europarl.europa.eu

Catherine Grèze SO : développement et développement régional. catherine.greze@europarl.europa.eu

Yannick Jadot O: commerce international et industrie, recherche, énergie. yannick.jadot@europarl.europa.eu

Eva Joly IDF : développement, affaires économiques et monétaires et contrôle budgétaire. eva.joly@europarl.europa.eu

Nicole Kiil-Nielsen O : affaires étrangères, droits de l’Homme et droits de la femme et de l’égalité des genres. nicole.kiil-nielsen@europarl.europa.eu

Michèle Rivasi SE: industrie, recherche et énergie ainsi que de celle de l’environnement. michele.rivasi@europarl.europa.eu

Le groupe des Verts/ALE se compose au final de 55 membres (+12 par rapport à 2004-2009), 30 femmes et 25 hommes :
  46 Verts
  7 ALE (alliance libre européenne, c’est à dire les régionalistes) dont fait partie François Alfonsi.
  2 indépendants : il s’agit du suédois Christian Engström du parti des pirates qui s’est formé sur la revendication principale de la défense des libertés sur Internet et du droit à l’échange de fichiers sur Internet (engagement à suivre les positions du groupe sur les sujets sur lesquels le parti n’a pas de position) et de l’estonien Indrek Tarand élu comme indépendant en Estonie et qui a rejoint notre groupe après négociations.

 

Cela fait du groupe Verts/ALE le 4e groupe politique du Parlement européen, derrière le PPE (265), les socialistes (184) et les libéraux (84), mais devant les conservateurs eurosceptiques (54), les communistes (35) et les europhobes (32).

14 pays sont représentés dans le groupe : Allemagne (14), France (14 dont 1 ALE), Grande-Bretagne (5 dont 3 ALE), Belgique (4 dont 1 ALE), Pays-Bas (3), Suède (3 dont 1 indépendant), Autriche (2), Danemark (2), Finlande (2), Espagne (2 dont 1 ALE), Luxembourg (1), Grèce (1), Lettonie (1 ALE), et Estonie (1 indépendant).

Le groupe s’est renouvelé fortement : 35 députés sont nouvellement élus, soit 64% de nouveaux membres. Il s’est également fortement rajeuni avec notamment 4 députés de moins de 30 ans (la plus jeune : la danoise Turunen 25 ans) et une forte proportion de trentenaires.

 

2010  Europe Ecologie – Les Verts

Régionales 2010 : Poursuite du rassemblement avec RPS (région et peuples solidaires) et de partenaires de différents horizons, lors des élections régionales Mars 2010.

Confirmation des résultats électoraux des Européennes .

Au premier tour : 12,3 % des voix représentant 2,4 millions d’électeurs le rassemblement Europe-Ecologie est la deuxième force de gauche, la troisième force politique du pays.

Au deuxième tour 260 conseilles régionaux écologistes  élus.

En Rhône-Alpes

Avec 17,5% sur le plan régional en Rhône-Alpes et dans la Drôme 17, 63 %, la liste de Philippe MEIRIEU réalise un score remarquable à 7 points de plus que la moyenne nationale.

En 2004 en Rhône-Alpes le PS faisait 32% et les Verts 10% ; aujourd’hui les chiffres sont de 25 % et 17,5 % le rapport de force est changé.

Nous nous félicitons du score à Valence d’Europe Ecologie avec 19,28%.

Le message des électrices et électeurs à Valence est clair : donner à la majorité actuelle un poids important à l’écologie politique, pour la construction d’une ville respectueuse de l’environnement, de la justice sociale, de la solidarité, du développement économique s’appuyant sur la reconversion écologique de l’économie (emplois non délocalisables).

 

Novembre 2010 Référendum pour un mouvement unifié de l’écologie politique :  Texte fondateur et statuts .

Communiqué de presse

Il est plus de minuit ce vendredi 5 Novembre  le vote est fini.

Il s’agissait   pour les Verts de voter pour le rassemblement des écologistes dans un parti unifié. Nous avons déjà voté massivement Les  Verts et Europe Ecologie pour le texte fondateur du nouveau parti et les statuts.

Les élections européennes et les élections  régionales   ont montré  que les écologistes devaient  s¹ancrer durablement comme force incontournable de la vie politique française. Nous espérons que ce nouveau parti va conforter notre ancrage politique.

A la suite du résultat du vote ce sera le 13  novembre à Lyon à partir de 14h au centre des congrès, les assises nationales du rassemblement des écologistes dernière étape du rassemblement où seront adoptés le nom et le logo du mouvement unifié de l’écologie.

Puis une grande fête pour marquer un tournant de l’histoire de notre parti.

Les Verts sont transformés vivent les Ecologistes. Les Ecologistes sont rassemblés, vivent les Verts.

Verts, Ecolos, rassemblées, regroupés, réunis, peu importe le nom pourvu qu’on ait l’ivresse !!

Tous aux assises samedi prochain ouvertes à toutes et tous un peu écolos quand même, même récemment convertis!!

 

 

 

13 Novembre 2010 Assises constituantes de Lyon :

 

Création d’un nouveau parti unifié « Europe Ecologie-Les Verts » nouvelle étape de l’écologie politique

Nouveau logo

 

 

 

Référendum statutaire Avril 2011 sur cinq points clefs du futur règlement intérieur

 

Primaires de l’écologie Mai 2011

choix de celle ou celui qui portera l’écologie à l’élection présidentielle

Vote des adhérentEs et des coopérateurs-trices

Deux candidats : Nicolas Hulot et Eva Joly

Eva Joly est désigné par le vote comme candidate

 

Congrès fédéral  d’EELV  Juin 2011

Congrès décentralisé en région le 29 mai 2011

Congrès fédéral à La Rochelle le 3,4,5 Juin 2011

4 motions d’orientation :

A Objectif Terre

B Maintenant l’écologie

C Construire l’écologie pour toutes et tous

D ENVIE :  L’écologie que nous voulons inventons là ensemble

Premier tour la motion Maintenant conduite par Cécile Duflot et Philippe Meirieu arrive largement en tête plus de 50 % des voix

 

Formation du bureau exécutif et du parlement d’EELV le Conseil fédéral

Les deux principaux responsables du parti sont  Cécile DUFLOT comme secrétaire nationale responsable de l’exécutif et Philippe MEIRIEU président du parlement d’EELV :  le Conseil Fédéral.

Journées d’été 2011 à Clermont-Ferrand grosse participation des adhérentEs et coopérateurs-trices .

 

Novembre 2011

Négociations programmatiques et électorales entre EELV et le PS pour 2012

 

Communiqué du résumé de l’accord

Après près de 6 mois de réunions des groupes de travail EELV-PS et de négociations, les discussions avec le Parti Socialiste ont abouti à un projet d’accord de mandature parlementaire pour 2012-2017. Celui-ci sera soumis au vote du conseil fédéral qui se tiendra samedi à Paris.

Ce texte reprend des avancées programmatiques sur l’ensemble des questions touchant les politiques publiques. Sur deux questions cruciales nous avons choisi de préserver notre liberté de parole et d’action, particulièrement pendant la campagne présidentielle : l’avenir du chantier de Flamanville et le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Sur ces questions, EELV et le PS ont vocation à se revoir après l’élection présidentielle.

Comme vous pourrez le constater dans le document ci-joint, le travail, auquel ont participé beaucoup d’entre nous engagés dans la réflexion de notre mouvement, aboutit à un texte qui dans sa rédaction comme ses propositions marque une véritable avancée dans l’intégration du projet écologiste dans un programme de mandature parlementaire.

Parmi celles-ci, soulignons :

– Sur le volet énergétique : la fermeture de 24 réacteurs d’ici 2025, l’absence de construction de nouvelles centrales sur la mandature, l’abandon des filières du retraitement et du MOX, la mise en place d’une filière du démantèlement, etc. et globalement une stratégie de transition énergétique basée sur l’efficacité énergétique et le développement des renouvelables.

– La révision des infrastructures de transport (ferroviaire, autoroutier, aéroport) à l’aune de critères environnementaux, de proximité et d’efficacité des fonds publics et un soutien massif aux transports collectifs, etc.

– Une loi d’orientation agricole qui, outre le renforcement du pluralisme syndical, révisera les soutiens publics en faveur de l’emploi et de l’environnement, une refonte de la gestion foncière, l’interdiction des OGM, etc.

– Une politique de santé qui, prenant en compte les causes environnementales de nombreuses maladies, mettra la prévention au cœur de son action, luttera contre les déserts médicaux et les déremboursements injustes, et réévaluera la place des hôpitaux publics, etc.

– Un renforcement des politiques européennes (un saut fédéral) pour lutter contre la crise économique, le contrôle public des banques, la création d’eurobonds, la taxe sur les transactions financières, la suppression des paradis fiscaux et l’augmentation du budget communautaire par renforcement des ressources propres etc.

– Une réforme fiscale prenant en compte la contribution climat énergie, la fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu, la taxation renforcée des très hauts revenus, etc.

– La reconversion écologique de l’économie, 600 000 emplois verts, une politique de reconversion industrielle, une banque publique d’investissement, etc.

– Le droit à la retraite à 60 ans, la remise à l’agenda social de la question des temps de la vie, la priorité à la lutte contre le chômage des jeunes et des seniors, etc.

– La réduction des pouvoirs excessifs du président de la république, le renforcement des pouvoirs du parlement, une part de proportionnelle de15 à 20% du nombre total de sièges selon le redécoupage, la transformation du conseil constitutionnel en cour constitutionnelle avec pouvoir de contrôle renforcé, etc.

– L’interdiction du cumul et un statut de l’élu, le renforcement de la parité, l’abrogation de la réforme territoriale, de nouveaux transferts de compétences aux régions, le droit de vote et d’éligibilité des personnes étrangères aux élections locales, etc.

– L’indépendance de la justice et la revalorisation de ses moyens, l’abrogation des lois sécuritaires sur les peines planchers et la rétention de sûreté, etc.

– Une action diplomatique pour que les décisions du FMI, de la Banque Mondiale et de l’OMC soient soumises aux institutions de l’ONU et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la démocratisation de l’ONU, 1% du PIB pour l’aide publique au développement, le soutien à la création de l’Organisation Mondiale de l’Environnement, etc.

– Retrait des troupes françaises d’Afghanistan, reconnaissance de l’Etat de Palestine, fin de la Françafrique, participation aux négociations suite à l’initiative Obama sur le désarmement nucléaire, etc.

– Une politique de régularisation des sans-papiers sur la base de critères fixés par le Parlement après une conférence de consensus associant les associations, la réforme de CESEDA et l’abrogation des lois d’exception (restriction vie privée et familiale, etc.), une action résolue pour la sanctuarisation du droit d’asile au niveau européen, etc.

– La lutte contre les discriminations par l’éducation et le renforcement des sanctions, le droit au mariage et à l’adoption pour tous les couples, l’élargissement de la délégation parentale, etc.

– Faire passer l’égalité femme-homme du droit à la réalité des situations, notamment emploi, accès aux responsabilités, salaires, Ministère des droits des Femmes, etc.

– L’abandon de la RGPP, la revalorisation de la fonction publique (lutte contre la précarité des emplois, réforme des promotions internes, etc.)

– Sur l’éducation un plan pluri-annuel de recrutement de professionnels, un droit à la qualification pour tous garanti par un compte formation individuel, qualification de la moitié d’une classe d’âge au niveau licence, le rapprochement des classes préparatoires et des universités, un plan de rattrapage pour le logement étudiant, etc.

– Une conférence salariale annuelle tri partite dans le cadre d’une politique visant à améliorer les salaires, le rattrapage du pouvoir d’achat du SMIC et des minimas sociaux, etc.

– La construction de 500 000 logements par an dont 150 000 logements sociaux, l’augmentation des sanctions de la loi SRU et la part des logements sociaux de 25% au lieu de 20%, un plan d’urgence pour loger les 20 000 personnes prioritaires au droit au logement, le désenclavement des quartiers de la politique de la ville, la suspension des expulsions des locataires de bonne foi, etc.

> lire le texte complet de l’accord EELV-PS

 

19 Novembre 2011 vote du Conseil fédéral en faveur de l’accord EELV-PS

96 Pour, 31 contre

Dans la Drôme et l’Ardèche aucune entente pour des circonscriptions réservées

2012

 les élections présidentielle et législatives

 

 

* Résumé de l’histoire des VERTS et d’EELV écrit au fil de l’eau des évènements  par Danielle Persico à  partir du travail de Yves Fremion et de document des Verts, d’EELV, de militantEs …