Lettre ouverte du groupe EELV de Valence en réponse au vœu de l’élu du Front National lors du Conseil municipal du 3 octobre 2016.
Ce vœu (refuser l’accueil de réfugiés à Valence) est une insulte à l’histoire de notre pays et de notre commune dont certains habitants accueillent déjà des étrangers.
Si nous avions fermé la porte aux migrants nous ne trouverions guère de médecins à l’accueil des urgences de la plupart des hôpitaux, les poubelles ne seraient plus régulièrement ramassées dans nos rues, les routes ne seraient pas aussi bien entretenues…
Ce vœu est indigne alors qu’en ce moment même des enfants meurent sous les bombes à Alep (300 000 morts en Syrie), des familles sont affamées, des opposants politiques assassinés en Syrie, au Soudan, ou en Erythrée… Plus de 11 000 personnes ont péri en Méditerranée au cours de ces deux dernières années.
Il y a 36 000 communes en France, les engagements internationaux de la France parlent de 30 000 réfugiés. L’évacuation de Calais et des autres camps concerne environ 12 000 personnes. Cela ne fait même pas une famille par commune. Et nous ne pourrions pas ? Nous rappelons que la France a ratifié la Déclaration Universelle des droits de l’Homme et signé la Convention de Genève pour l’accueil des réfugiés.
Les êtres humains ont en eux la capacité à s’élever, la capacité d’empathie et de fraternité. Ils ont aussi des pulsions de mort et de violence contre lesquelles la culture, l’éducation et le respect de chacun doivent former rempart. Le Front National porte une très lourde responsabilité en appuyant sur ces tentations de haine et de xénophobie.
Le groupe EELV de Valence reformule le vœu proposé par nos élus au conseil municipal de septembre 2015. Ce vœu qui demandait que Valence devienne une ville d’accueil des réfugiés.

